En cas de dégâts provoqués par des voyageurs dans votre location de courte durée, le dépôt de garantie reste votre premier filet de sécurité. Mais comment gérer cette caution facultative et peu encadrée ? Pour éviter les mauvaises surprises, choisissez votre méthode en amont.

1. Définir le montant de la caution

Dans le cadre de la location de courte durée, la caution correspond en réalité à un dépôt de garantie, versé par le locataire pour couvrir d’éventuels dommages. En l’absence de dégâts à la fin de son séjour, la somme versée lui est restituée. Or contrairement à la location classique, le dépôt de garantie en location saisonnière n’est pas obligatoire, et son montant n’est pas réglementé. II vous appartient donc non seulement de choisir si vous souhaitez le réclamer, mais aussi d’en fixer le montant.

Attention, toutefois, à ne pas réclamer de caution trop élevée : un montant excessif, ou perçu comme tel, peut devenir dissuasif et faire fuir de potentiels locataires. Le montant moyen est généralement estimé autour de 10 à 20% du coût total de la location. Vous pouvez également définir le montant de la caution en fonction des frais qui pourraient être engendrés par les dégâts causés par les locataires.

2. Informer les locataires

Si vous choisissez de demander une caution, précisez-le clairement dans votre annonce pour éviter tout malentendu. La transparence est de mise, et le dépôt de garantie doit également figurer sur le contrat de location. Enfin, pensez à détailler autant que possible le règlement intérieur et les infractions prévues dans le contrat. N’hésitez pas à communiquer les mêmes informations oralement et par email, afin que les voyageurs sachent précisément dans quel cas la caution pourrait ne pas leur être restituée intégralement.

3. Déléguer la prise de caution...

Certains intermédiaires peuvent se charger de la prise de caution à votre place. C’est le cas des conciergeries, si vous choisissez de déléguer la gestion à des professionnels, mais aussi de certaines plateformes de location saisonnière. Sur Airbnb, vous pourrez choisir de réclamer et de gérer la caution vous-même dans l’annonce, ou de la confier à la plateforme. Dans ce cas, Airbnb envoie la demande de caution, conserve une empreinte de la carte bancaire du locataire et ne prélève celui-ci qu’après réclamation. Seul bémol, il vous faudra passer par le centre de résolution de problème Airbnb, apporter la preuve des dommages et vous fier à la décision finale de la plateforme : elle seule peut décider d’accepter votre demande de retenue, de la rejeter ou de la revoir à la baisse.

4. Ou assurer la prise de caution soi-même

Si vous préférez gérer vous-même la prise de caution ou si la plateforme ne le propose pas, prenez le temps de mettre en place un processus clair et facile à gérer, notamment pour le mode de règlement. Restituez la caution dans les jours suivant le départ des locataires, et en cas de problème, signalez-le aussitôt. Prenez des photos pour documenter les dégâts et en cas de réparation nécessaire ou de frais de ménages supplémentaires, établissez des devis ou des factures. Mais n’imputez pas, non plus, à vos locataires les frais relatifs à l’usage normal d’un logement : amputer la caution au moindre verre cassé, par exemple, ne vous attirerait que des avis négatifs.

5. Choisir un mode de règlement pour la caution

Selon le mode de règlement choisi, vous pourrez soit encaisser la caution versée par le locataire, soit mettre en place une pré-autorisation : la somme est alors bloquée sur le compte sans être encaissée, et prélevée uniquement en cas de dégâts effectifs. Cette seconde solution est généralement bien mieux perçue, puisque le compte bancaire du client n’est pas débité. Quelle que soit la solution choisie, informez-en clairement vos voyageurs.

  • Le terminal de paiement électronique (TPE) virtuel permet d’encaisser la caution. C’est le cas de Paypal, par exemple. Si vous ne souhaitez pas débiter vos locataires, il vous faudra choisir un TPE qui prévoit cette option, comme Stripe. Il existe également des systèmes dédiés à la prise de caution en ligne, comme Swikly. Toutes ces solutions occasionnent des frais ou commissions, mais sont simples, rapides et sécurisées.
  • Les plateformes de location saisonnière prenant en charge la caution prévoient des solutions adaptées. Airbnb conserve par exemple une empreinte de carte bancaire sans débiter les locataires, alors qu’HomeAway ou TripAdvisor intègrent une passerelle de paiement pour encaisser la caution.
  • Un virement bancaire peut vous permettre de prélever un dépôt de garantie à distance. La somme est dans ce cas débitée du compte du locataire. Il vous faudra prendre en compte les délais de virement pour recevoir la somme avant l’arrivée des voyageurs et éviter les fausses coordonnées bancaires.
  • Le règlement par chèque est également une option, mais gare aux chèques en blanc ! Autre bémol : vous ne pouvez pas encaisser une partie du montant.
  • Le paiement en espèces est lui aussi envisageable, avec une remise directe lors de l’accueil des voyageurs. C'est souvent la meilleure solution pour éviter les dégâts mais sachez que la méthode peut susciter la méfiance de certains locataires. Prévoyez de leur remettre un reçu en échange pour les rassurer.

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